06 81 76 01 95
x
Comment donner une chance à des milliers d'enfants

Un Homme sans frontière (le livre)

A man without frontièreQuand on va en train de Chennai à Bangalore et qu’on arrive à l’embranchement de Jolapert, on découvre, sur la gauche, une série de petites collines qui font penser à un mur composé de pierres inégales entrelacées de plantes diverses et de broussailles. Depuis la plaine, on ne voit aucun signe d’habitations. Une route sinueuse conduit à son sommet couronné d’eucalyptus plantés par les Eaux et Forêts. En suivant cette route, longue d’une quinzaine de kilomètres et bordée tout du long par des tribus de singes, on finit par arriver dans une bourgade appelée Athanavur. Là, nichée dans la colline, il y a une flamme, une flamme unique, assez haute pourtant pour éclairer tout l’endroit, mais invisible pour ceux qui se trouvent en dessous. Cette flamme porte le nom du R.P. François Pierre Marie Guézou SDB. C’est un fils de Don Bosco, le saint des rues de Turin, le protecteur des enfants pauvres et abandonnés du monde entier.

Cette flamme est assez puissante pour éclairer la colline, une grande partie du Tamil Nadu et du Kerala, et pourtant elle est cachée. C’est là son mystère, un mystère d’humilité et de grandeur. Ce solide missionnaire venu de France, marchant difficilement à cause de son âge et de l’arthrite, avec ses cheveux argentés et son sourire doux et engageant, porte un nom bien connu dans ces collines où il a vécu pendant quarante-cinq ans. Avec ses quatorze villages composés de cabanes et une population de quelques six milles habitants, la région est devenue la « Silicon Hill » du district de Vellore, ainsi qu’un pôle d’enseignement de première importance.

Lorsqu’on pénètre dans le Centre Don Bosco, en arrivant d’Athanavur, on se trouve plongé dans un univers totalement différent. Des bâtiments simples mais impeccables, de magnifiques jardins, des centaines d’enfants, filles et garçons au sourire éblouissant font croire qu’on arrive au pays des merveilles. La soudaineté et le contraste que cela fait par rapport à l’extérieur produit une forte impression sur les visiteurs. Des logements, des laboratoires d’informatique, des salles de classe, des cours de récréation, une église et un couvent semblent être l’œuvre d’un jardinier en chef, d’un grand bâtisseur et d’un éducateur plein de sagesse. Et par-dessus tout, l’oeuvre d’un visionnaire. On s’étonne alors d’apprendre que tout cela est dû à un homme qui est monté ici à pied, il y a quarante-cinq ans et qui, la première nuit, a dormi sous une table, en guise de toit. La formidable vision du Père Guézou, son travail incessant et la grâce de Dieu ont produit ce miracle. Dieu a créé le monde à partir de rien. Le Père Guézou, avec l’aide de Dieu, de ses amis et de ses confrères, a créé les Yelagiri Hills, à partir de presque rien.

Tout jeune déjà, il était attiré par l’Inde. Renonçant à une carrière prometteuse dans la marine française, il entra au noviciat salésien, inspiré par le courageux missionnaire et archevêque de Madras-Mylapore, Mgr Louis Mathias SDB. Contre l’avis de ses confrères français, il s’embarqua sur un navire et arriva ici en 1951, alors qu’il suivait encore des études de théologie. Après avoir été ordonné prêtre à Tirupattur, l’année suivante, il travailla à Yercaud, au Kerala et à Chennai, avant de s’installer dans les collines. Il y est resté depuis et il est venu en aide à tous les habitants du lieu, aux milliers de jeunes défavorisés des Etats du Sud, du Tamil Nadu, du Kerala, du Karnataka, de L’Andhra et de Pondicherry. A lui seul, il a édifié de nombreuses institutions, salésiennes ou non. L’ampleur même de cette œuvre est stupéfiante.

C’était un homme doté d’un tempérament indomptable, d’une énergie infatigable, d’un esprit créatif, d’un caractère joyeux, d’idées novatrices et d’une sainteté enracinée. Ce livre raconte son histoire, une histoire stimulante qui nous enseigne comment tirer le meilleur parti de notre vie en améliorant le sort  des êtres les moins privilégiés parmi les enfants de Dieu.


Un livre édité en 2009 et traduit en Français par madame Martine Leroy avec le soutien de Monsieur Didier Gros que nous remercions chaleureusement.

Découvrez chacun de ses chapitres…

Chapitre 1 : Les racines : Chap I – Les racines

Chapitre 2: François à l’école des Salésiens : Chap II – François à l’école des Salésiens

Chapitre 3 : Un fils de Don Bosco : Chap III Un fils de Don Bosco

Chapitre 4 : Premières années de sacerdoce : Chap IV – Premières années de sacerdoce

Chapitre 5: Des Salésiens au Kerala : Chapitre V – En route pour le pays de Dieu – Des Salésiens au Kerala

Chapitre 6 : Travailler pour les enfants des déshérités:  CHAPITRE VI : Travailler pour les enfants des déshérités