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Comment donner une chance à des milliers d'enfants

Actualité

Nos activités au Sri Lanka : Pourquoi le Sri Lanka alors que notre association agit principalement en Inde ?

Au Sri Lanka, il y a une grande communauté tamoule de longue date qui a obtenu la nationalité Sri Lankaise. Mais il y a aussi une communauté tamoule plus récente (environ 150 ans) qui ne l’a jamais obtenue et qui, aujourd’hui, est rejetée face aux Sigalis qui ont pris le pouvoir dans le pays.
Ensuite, comme cette communauté tamoule est plus au Nord, elle est complètement délaissée dans cette partie du pays.
La zone touristique et tenue par le peuple Sigali est surtout au sud. Depuis les attentats (le 21/04/19, avec 269 morts) où des fanatiques musulmans avaient attaqué quatre lieux dont trois églises et des hôtels, puis la période du COVID qui a suivi, le tourisme a énormément baissé. C’est une des premières sources de revenus pour beaucoup de Sri Lankais, il en a donc suivi un exode massif. Mais, pour ceux qui restent, une grande pauvreté.

On oublie la guerre, jusqu’en 2009, entre tamouls activistes (LTTE – Liberation Tigers of Tamil Eelam) et Sigalis qui a duré 26 ans et fait 250 000 morts. Nous nous sommes rendus sur les lieux et on y voit encore des maisons détruites, des arbres explosés,… Le Sri Lanka, ce n’est pas qu’une mer bleue turquoise et de belles plages !

Don Bosco agit en 17 points au Sri Lanka et nous avons aidé au lancement d’un centre de formation informatique au Nord pour permettre à des jeunes de trouver un emploi plus facilement au lieu de s’exiler (et parfois de se faire exploiter comme à Dubai).
Encore une fois, c’est sortir de la pauvreté par l’éducation. Et là, c’est même plus : ils créent leur emploi !!

Le nouveau centre va accueillir 40 personnes en formation et 60 jeunes en poste dans des sociétés à l’étranger car les entreprises locales sont majoritairement dirigées par des Sigalis et ne recruteront pas des tamouls.
A ce jour, nous avons 45 jeunes informaticiens (2 tiers de filles) dont 22 déjà en poste en entreprise. Ils sont employés dans des entreprises américaines, canadiennes, indiennes… mais aussi 3 start-ups : une dans le domaine de la santé pour gérer les données médicales, une plateforme e-commerce de vente de produits avec livraison localement et une plateforme web/téléphone pour répondre aux jeunes sur le problème du suicide. Impressionnant, pour une école démarrée réellement il y a 5 ans, non ?

Ceci n’a été possible qu’avec la dynamique lancée par Father Ashok qui a lancé ce centre en réhabilitant un vieux bâtiment en dormant 6 mois dans sa voiture au début…

Il s’est servi de notre expérience de centre de formation informatique au Yelagiri en Inde.
Et c’est là que notre association ADPG intervient !

Il y a aussi à Killinocchi une école avec 320 enfants, 11 institutrices qui ont,-elles aussi, été choisies parmi les personnes sans emploi car elles sont tamoules et non employées dans les écoles du gouvernement.

Continuons à lutter contre la pauvreté et les discriminations !